Vendredi 29 juillet 2011 5 29 /07 /Juil /2011 21:30
NOV

Le jeté de plumard

« Le temps est venu pour toi de te lever petit Poisson. Remue toi les écailles, tu as promis de ranger ton bocal, de déjeuner avec maman Poisson, de gratouiller ton chat derrière les oreilles… Poisson ? Poisson… ». Morphée peut être super vache quand il le veut, surtout quand il en a marre de vous bercer. (PS : pour les inculturés, Morphée, il a un zizi…)

Et voilà que, le temps de penser à tout ce qu’il doit faire, au chaud sous sa couette, qu’il définisse ses tâches de la journée et l’ordre dans lequel il va les réaliser, il est déjà midi et le Poisson est toujours au lit. Le téléphone sonne et sort le Poisson de sa contemplation de plafond.

« Bah t’es où ? Lui demande furibond le téléfon…

- Là ? Aux toilettes, je viens de me lever, répond le Poisson sur le même ton.

- Mais tu ne devais pas venir manger avec nous pour l’anniversaire du nuisible, heu, bout de choux de notre bocalita amiénoise ?

-  Ben, c’est demain non ??

- Non, c’est ici et maintenant ! Aboule ton boule ou on te met un coup de boule.

Et le Poisson a les boules, il est en slip, pas coiffé, pas brosse-à-denté, pas –du-tout-prêté ! Il annule le repas avec maman Poisson, saute dans ses fringues, saute dans les escaliers, saute dans sa voiture, saute sur les routes, saute dans le resto et saute dans les bras du moufflet aux aguets.

L’anniversaire du nuisible

Il est arrivé, il est à la fête et aux premières loges pour voir le déballage du cadeau qui  va divertir les petits comme les grands. Surtout les grands ! Il faut dire que c’était vachement bien choisi un costume de pirate.

Chacun un accessoire et ça fait bien rire les adulescents que nous sommes. La longue vue pour la moins bien voyante d’entre vous, le tricorne pour le moins chevelu, le crochet pour la plus maladroite, le sabre pour la plus castratrice, le cache œil pour la plus mateuse.

Tout le monde a trouvé son bonheur. Heureusement qu’une âme charitable, ou prévoyante, avait prévu une petite voiture en guise de second cadeau. Sinon, on aurait été tristes, oui, vraiment tristes, on aurait du prêter son cadeau au mioche !

Le shopping pour les nuls

Passée l’euphorie des attaques de navires en tout genre, les choses sérieuses attendent les bocalitos de tout poil : Une après midi shopping !

Pour ceux qui n’ont qu’une vague idée de ce qu’est la préparation d’une journée shoping : un descriptif s’impose. Planifier une journée shopping avec les copines n’est pas une mince affaire, la réussir, est pire ! Il faut déjà penser, planifier, optimiser et rentabiliser les plannings de chacune des donzelles et l’adapter à leurs donzeaux.

27 appels, 7 désistements, 9 resistements, 4 dérobades, 1 rencard, 3 pistage de proies potentielles… Multiplié par 6 amies, qui ont chacune leur besoin spécifique… Pour au final choisir de réaliser, par ordre de priorité, la BA ultime : Servir d’escorte VIP pour le copain d’une des bocalitas.

Oui, pour une fois qu’un mec exprime un besoin de dépense compulsive et sait ce qu’il veut, il faut l’encourager ! Enfin surtout, il ne faut pas mourir idiote et avoir vu ça au moins une fois dans sa vie. La bocalita propriétaire du sujet a accepté qu’on se joigne à elle pour voir le spécimen évoluer, à l’état sauvage, dans son milieu naturel ! Super !!!

Essais de tenues façon pretty Wooouuuuh Man ! Photos avec des mannequins… de plastique, fouille des cabines d’essayage à la recherche d’un beau spécimen égaré par erreur par sa maîtresse. Tant pis pour elle. Pas de trouvaille, si ce n’est une vieille paire de chaussettes oubliée. Tant pis pour nous.

La salle de gym, c’est bien ici ?

Petit challenge personnel, entre bocalitas, se faire un petit tour d’escalator, mais en sens inverse, façon tapis roulant de salle de fitness. L’occasion est trop belle, il y en a justement un dans la boutique de guenilles masculines.

Voilà un troupeau de bocalitas en pleine descension, talonnée par un bocalito, gabarit « armoire normande ». Tel un cabri il saute les 5 dernières marches de l’escalier mouvant. Tel le lutteur grec, il percute le sol, ou plus précisément, la base, le système névralgique, le coeur, le poumon, l’organe vital de l’escalator. L’effet est immédiat et sans appel : les hurlements de la vendeuse et l’arrêt net du mécanisme.

Un instinct de protection et de survie aiguë empêche le maudit tas de ferraille de reprendre sa course et son ascension infinie. Aucune négociation possible, la machine est intraitable, elle ne tolère pas qu’on lui courre sur le haricot et qu’on lui saute sur le poil de cette façon.

C’est donc sous un tollé général, une standing ovation du vendeur à l’étage, un regard accusateur des clients, un aboiement de la vendeuse, un éclat de rire des bocalitas que nous quittons le magasin, après bien sûr avoir remis une carte d’identité, une attestation d’assurance et un bouquet de mots d’excuses à la responsable de la friperie.

Fin de session shoping classé sous le signe de « purée mais c’était une journée de dingue non ? »

PS : Un merci tout particulier aux bocalitas et bocalitos, qui, pour rattraper le temps perdu à faire les andouilles en ville, m’ont filé un sacré coup de main pour remettre le bocal en état.  Ce matin, sous sa couette, même le plan le plus chiadé du Poisson, n’aurait pas été si finement élaboré que ne le fût cette belle et surprenante journée.

Par Le Poisson - Publié dans : C'est dans la fête
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  • Une tête farcie de mots qui, quand on les met dans un certain ordre, peuvent ressembler à des trucs qui me font bien rire. Si en plus ça peut faire marrer les copains et les copines, alors là, c'est le bonheur!!

D'autres bocaux rigolos!

 
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